Moi, quoi...

Choisissez votre ambiance!!


Découvrez The Herbaliser!

Ce qu'ils en pensent les gens?

Communauté de moâ, enfin...

voulez essayer??

Syndication

  • Flux RSS des articles
Dimanche 22 février 2009 7 22 /02 /2009 07:00
- Recommander
Point d'esquisse sans matière,
A défaut d'un coup de balai:
Un vide sur le chevalet.
Un peintre erre ici, s'enterre.

Une toile de linceul posée,
Il cherche, se désespère,
Ses pinceaux séchent à l'air.
Impossible, las, de se reposer.

A ses yeux se dérobe la lumière.
Les pastels disparaissent
Sous les voiles d'une eau épaisse.
Il se sent bien éphémère...

Le crin nettoie maintenant sa paume de main.
Il penche la tête, pensant panser.
Il sait que demain est plus présent que passé.
Sa vie est monochrome chaque matin.

D'école précise et pointilliste,
L'abstrait le tord, le terrorise.
Il se nature mort, plus réaliste,
Le fauve n'attend plus de remise.

Il voudrait se reprendre en main;
Sortir de son arc chromatique
Des flèches un peu moins critiques;
Mais du cube, il ne trouve les coins...

Il cherchait son art, sa raison d'être,
Il n'en peut plus, ici, de paraître
Dans cette exposition sans fenêtre.

Devenant cynique et hors d'étreinte,
Il sent que sa vie est déteinte,
Il est aujourd'hui cette étoile éteinte.
Par AingeruA
Ecrire un commentaire - Publié dans : Poèmes - Voir les 16 commentaires
Retour à l'accueil
 
Créer un blog gratuit sur OverBlog - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés