Dimanche 22 février 2009
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Point d'esquisse sans matière,
A défaut d'un coup de balai:
Un vide sur le chevalet.
Un peintre erre ici, s'enterre.
Une toile de linceul posée,
Il cherche, se désespère,
Ses pinceaux séchent à l'air.
Impossible, las, de se reposer.
A ses yeux se dérobe la lumière.
Les pastels disparaissent
Sous les voiles d'une eau épaisse.
Il se sent bien éphémère...
Le crin nettoie maintenant sa paume de main.
Il penche la tête, pensant panser.
Il sait que demain est plus présent que passé.
Sa vie est monochrome chaque matin.
D'école précise et pointilliste,
L'abstrait le tord, le terrorise.
Il se nature mort, plus réaliste,
Le fauve n'attend plus de remise.
Il voudrait se reprendre en main;
Sortir de son arc chromatique
Des flèches un peu moins critiques;
Mais du cube, il ne trouve les coins...
Il cherchait son art, sa raison d'être,
Il n'en peut plus, ici, de paraître
Dans cette exposition sans fenêtre.
Devenant cynique et hors d'étreinte,
Il sent que sa vie est déteinte,
Il est aujourd'hui cette étoile éteinte.
Par AingeruA
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Publié dans : Poèmes
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