Les colliers sérrés...
Il remplit son cartable comme chaque matin;
Les mêmes choses inintéressantes.
Toujours suivre le chemin le moins oppurtun;
Pour sentir sa vie encore vibrante.
Les cours particuliers ne l'intéressent pas;
Le contact du savoir seul le pousse.
Il pense sûrement trouver l'eurekâ.
Pourtant, une fois frôlé, il le repousse.
Il n'est pas très assidu, peu s'en faut!
Il a sa mémoire comme anti-sèche.
Mais comme nul autre, il pêche;
Il est moins lâche qu'idiot...
Il travaille dur sous vent,
Lambine les autres temps.
Il cherche la raison d'un si cuisant échec
Se sachant bien triste mais sec.
Il a souvent cette question le taraudant:
S'il repasse l'examen, sera-t-il reçu, premier, devant?
Aura-t-il des résultats plus probants?
Ou donnerat-il simplement les réponses aux questions qu'on attend?
Il préfère se taire que de discuter.
De toutes façons, il le sait:
Si sa gorge est tant gonflée,
C'est à cause de ces colliers sérrés...
Publié le 23/08/2009 à 16h16 dans Poèmes